Les Mots de la Langue des Oiseaux,  Lettre M,  Publications 1 à 100

Mémoire / Mes Moires

Mémoire - Mes-Moires en langue des Oiseaux
Mémoire – Mes-Moires en langue des Oiseaux

Mémoire est un mot des plus importants dans le langage tant il revêt de sens, de réalités et d’abstractions. La mémoire est encore aujourd’hui, pour une grande majorité d’humains, un simple stockage de souvenirs empilés dans un coin du cerveau.

Pourtant comme le montre la définition du mot dans le dictionnaire (CNTRL) la mémoire signifie maintes réalités et nous l’utilisons pour définir plusieurs concepts.

Quelques définitions du mot.

En voici la définition simple et je vous laisse consulter tous les autres sens :

Faculté comparable à un champ mental dans lequel les souvenirs, proches ou lointains, sont enregistrés, conservés et restitués.

Cependant, en rester à cette seule définition serait une erreur parce que ce serait négliger une partie non des moins importantes de tous les sens du mot.

Ainsi la mémoire peut être aussi, héréditaire, collective familiale, collective religieuse, panoramique, de classe, mémoire cellulaire ou biologique… Et il en reste encore d’autres.

À l’évidence le mot « mémoire » est une accumulation de sens en fonction du domaine auquel il se rapporte.

De fait, nous devrions dire non pas « mémoire » mais « mémoires » au pluriel, au vu de la diversité de ses champs d’application.

La Construction du mot « Mémoire ».

Maintenant regardons de plus près la construction du mot:

Celui-ci comporte « Mé » et « Moire ». 

Adoptons maintenant une approche sonore, et nous constatons que « mé » sonne comme « mes ».

À propos de « Moire » voici ce que dit l’encyclopédie Universalis des « Moires » :

Les Moires (Moïrai) sont trois sœurs que les Latins nommeront les Parques et qui sont comme autant de visages, de facettes ou de saisons d’une unique Moïra : Clôthô, Lachésis et Atropos — la Fileuse, la Destinée (ce qui est envoyé par le sort) et l’Inflexible. Pour chaque mortel, elles accordent une mesure de vie, dont elles règlent la durée, la première en filant, la seconde en enroulant le fil, la troisième en le coupant.

Pour ceux qui croient encore au hasard il se trouve là une formidable coïncidence, n’est-ce pas ?

En conclusion…

Dans nombre de traditions la Vie supposerait de multiples existences. Ainsi, pour celles-ci, il apparait que nous ne sommes qu’une somme de mémoires de nos vies antérieures. Le langage, nous permet alors, d’en comprendre le sens. Cette analyse nous permet de comprendre que, comme les « Moires » nous avons de multiples visages, de facettes ( voir là nos existences à mettre en relation avec le fait qu’elles en décident la mesure, la durée, la fin). De ces existences nous gardons ensuite la mémoire génétique, héréditaire, collective et familiale…

Vous constaterez aisément que le langage des Oiseaux traduit souvent des réalités qu’il nous serait bien difficile d’appréhender d’une autre façon. Mémoire devient alors « Mes » « Moires » c’est à dire mes multiples facettes, visages, acquis durant toutes mes existences et qui perdurent en moi dans celle-ci.

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