Les Mots de la Langue des Oiseaux,  Lettre X,  Publications 1 à 100

« X » symbole du Sexe

La Force Sexuelle - le "X" en langue des Oiseaux
La Force Sexuelle – le « X » en langue des Oiseaux
« X » symbole du Sexe en Langue des Oiseaux.

La lettre « X » est le symbole de la force sexuelle et du sexe en général.

Cette force sexuelle, puisqu’il ne faut pas craindre de l’appeler ainsi, est une des grandes pierres d’achoppement de l’humanité. Tant qu’elle ne sera pas comprise, située à sa juste place, l’accès au Soi, c’est-à-dire à la force divine rayonnant en chacun, demeurera en partie fermé. Cette question occasionne des tourments pour grand nombre, sans doute davantage maintenant que dans les siècles passés où les tabous, solidement arrimés dans les sociétés empêchaient qu’on puisse la formuler clairement.

La langue des Oiseaux, qui provient de l’Envers du Réel, de l’Inconscient (ici collectif) vient attribuer une Lettre significative à cette énergie et cette Force sexuelle incomprise. En effet c’est dans un symbole d’Union, un croisement de chemins et d’énergies qu’elle place la sexualité avec le « X ». Cette Lettre sert aujourd’hui toute l’industrie de la pornographie et du sexe, comme de l’interdit qui y est lié…

Réunir le corps et l’Esprit

Aujourd’hui, il est primordial de tout reconsidérer. D’abord, La conception de ce que l’on appelle naïvement « le Ciel » ne peut se parfaire ni s’épanouir si l’on continue d’ignorer, de méconnaître ou de rejeter la sphère de vie qui lui est opposée, celle du corps.

Considérer le corps avec justesse et justice ce n’est pas simplement reconnaître l’existence et le rôle de ses chakras ou la fonction de ses différents degrés énergétiques. Tout cela ne pose aucun problème car, ce faisant, chacun peut continuer à jongler avec des concepts philosophiques et ésotériques qui contournent invariablement la racine du mal dont l’humanité souffre : la dualité dissociée.

Symbole de la disharmonie

Nulle puissance autre que la force sexuelle ne synthétise mieux cette disharmonie. Le sexe, à l’image du cœur, nous attend à la croisée des chemins. Ne voyez-vous pas dans la lettre « X » qui en représente le pivot, le dessin précis de ce carrefour ? Les langues traduisent souvent d’éternelles vérités que l’observateur et l’intuition devraient permettre aisément de décrypter.

Si l’éclatement des forces sexuelles est manifeste à chaque fin de cycle de l’humanité, c’est justement pour que l’homme rencontre une fois de plus ses énergies fondamentales sans lesquelles il ne pourrait faire un pas vers lui-même qui soit solide. Ainsi, à partir de l’instant où l’on accepte de comprendre, les aprioris dans ce domaine comme dans d’autres devront se dissoudre.

Tout est lumière en nous.

Il faut d’abord avoir conscience qu’il n’est ici aucun terme qui soit impur, aucune notion qui soit indigne d’un esprit aspirant aux vérités de Lumière. Il ne peut se manifester tout au plus que des consciences et des langues qui souillent ces termes et ces notions. Rien n’est vil en soi, à la surface du monde, a fortiori dans le corps de l’homme, schéma fidèle jusque dans ses moindres mécanismes à celui du cosmos. Tout réside dans le regard que nous posons sur toute chose.  Cela signifie qu’il faut, dès à présent, si l’on prétend à un équilibre constructif, absolument intégrer la loi de non-dissociation de notre dualité en maîtrisant la force sexuelle.

Comprendre et se réapproprier l’énergie de Kundalini

Maîtriser ne signifie ni bannir ni adorer mais faire sien. Le sexe n’est pas un attribut de l’humanité déchue, mais l’un des signes distinctifs de la Vie à un certain stade de son évolution. Honnir ou révérer le degré qu’il représente constitue la même erreur fondamentale.

Par exemple : La princesse des contes de fées est-elle en vérité si inférieure au prince charmant? Elle est sa raison d’être, la seconde moitié de son cœur, la justification de la totalité de ses énergies. La princesse, c’est facilement compréhensible, symbolise les forces et les beautés de la Terre. Elle ne dort pas que dans les contes car elle est en nous, au bas de notre colonne vertébrale, derrière ces vertèbres que l’on dit « sacrées » sans trop en connaître la raison, quelque part aussi derrière le coccyx, là où le coq se tient, principe volatile qui, du bourbier où il est placé, aspire à s’envoler.

Cette énergie féminine et princesse dont l’avenir fera certainement une reine, se nomme kundalini ; elle se love sur elle-même sensible aux influences telluriques de la Terre-mère dont elle est l’ambassadrice, analogiquement assimilée à un serpent.

A Méditer !

Il est essentiel de méditer ces quelques données fort connues mais peu comprises, afin de comprendre pourquoi certaines Églises ont assimilé toute énergie féminine à une célèbre force reptilienne, symbole de chute dans la matière dense, symbole d’attachement à tout « ce qui est en bas ».

L’ignorance peut devenir une grave infirmité et c’est de cette ignorance de l’Unité de tout principe que la plupart des religions se dessécheront. A travers l’acte d’amour conscient, vécu comme tel et non comme simple assouvissement ou résolution de règles mathématiques, ce n’est pas seulement l’homme et la femme qui s’unissent mais aussi le Ciel et la Terre, le Créateur et la Création, en d’autres termes enfin, le Soleil et l’Eau pour que naisse une vapeur, état différent de la Vie en expansion.

Entendre la vie jusque dans ses moindres recoins

Ainsi, ce n’est pas du désir charnel qu’il nous faut prendre garde mais de tout désir qui asservit, qui crée une pulsion dominatrice, qui engendre et ancre dans l’âme et le corps un automatisme primaire difficilement contrôlable. L’union des corps, dès qu’elle est union des âmes et non pas la simple répétition d’un réflexe vital devient un acte sacré au même titre qu’une célébration dédiée à la Lumière universelle. Une âme qui s’inflige une frustration par obéissance à un principe mal compris est une âme qui faute envers elle-même.

La seule chasteté qui doit importer aux amoureux de l’Amour est la chasteté de la conscience. Il est là, le passeport absolu de l’être qui s’en retourne vers son Essence. Le serpent dont nous nous méfions dès que nous entreprenons une quête spirituelle plonge surtout ses racines dans les cœurs crispés ; il s’en nourrit puis se gorge encore des fruits de l’imagination qui échafaude de fallacieuses barricades.

D’aucuns prétendront que c’est pour réduire le nombre des abus et des exactions que la force sexuelle a été considérée comme méprisable par la plupart des Églises. En vérité il n’en est rien. L’homme qui vibre encore au seul rythme de ses pulsions ne voit pas celles-ci décroître par le seul fait des interdictions. La porte qui se ferme appelle nécessairement le bélier qui voudra l’enfoncer. L’interdit érigé en loi arbitraire engendre toujours le transgresseur. C’est lui qui renforce le nœud au point de lui donner la complexité d’un véritable problème. L’acte d’amour physique, est la condition première de toute vie.

Sexe et Esprit

L’énergie sexuelle est par essence totalement analogue à l’énergie spirituelle. Elle se vit comme un élan des forces de base vers celles du sommet qui l’appellent. Elle résulte de l’union de deux courants, l’un récepteur, l’autre émetteur dont le but est l’émergence d’un état de plénitude.

Ainsi, il faut la voir telle la préfiguration de la puissance qui nous entraînera vers les sphères de Lumière. Même si cela heurte, il est nécessaire de comprendre que l’extase mystique n’est autre qu’un orgasme de l’âme qui parvient à s’élancer vers des sphères d’infinie Lumière.

La force sexuelle est comparable à l’énergie de l’esprit, cela ne se conçoit de toute évidence que dans un contexte d’amour total. Tout ce qui est feint participe à la désagrégation de l’être.

Celui-là qui ne fait qu’assouvir des passions et brûler ses appétits ressemble au prêtre ou au dévot qui simule les cérémonies et se perd en sèches prières. Croyant explorer la liberté et se conformer à une image qui plaît à certains, il est avant tout l’esclave d’un automatisme qui lui vide peu à peu le cœur.

Pour en finir avec la disharmonie…

Dès lors, chacun de nous, s’il ouvre sa conscience, ne doit continuer à gaspiller un tel présent, à calciner son cœur. La force de kundalini est un grand feu de totale neutralité; bridée elle consume son détenteur, dilapidée elle disloque l’être. Elle est bien plus qu’une énergie serpentine ! Nous pouvons faire de celle-ci ou l’instrument d’un supplice ou celui de l’Union, des retrouvailles du Céleste et du Terrestre.

Son serpent ne doit plus effrayer… Il est urgent d’en comprendre l’essence, la raison et la fonction. Si sa flamme sert « Pan », la pluralité, c’est pour nous placer aujourd’hui plus que jamais devant le choix, devant une grande possibilité d’union.

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